CGT ACTU n°20

Etrelles, le 12 décembre 2023

NOUVELLE CONVENTION COLLECTIVE

Le 1 er janvier prochain, nous passerons sur la nouvelle convention Collective de la métallurgie. Vous êtes nombreux à contester votre classification. Certains d’entre vous, nous ont sollicité pour vous accompagner mais la direction a refusé, pourtant l’accord groupe sur le déploiement ne l’interdit pas. Pourquoi la direction refusait ? Ne se sentait-t-elle pas à l’aise avec cette nouvelle convention ? Où souhaitait-t-elle réduire le peu de dialogue social existant ? Sachez que depuis peu la direction ne s’oppose plus à ce que vous soyez accompagnés par un représentant du personnel puisqu’elle a reçu les directives du groupe allant dans ce sens à la demande de la CGT groupe.

Du point de vue la CGT, la direction ne respecte pas l’application de la nouvelle convention telle qu’elle a été négociée. Nous contestons cette façon de faire car chaque salarié devrait être mis dans la bonne classification dès le 1er janvier 2024. La direction a un double discours car d’un côté, elle annonce qu’il n’y aurait plus de promotion avec cette convention et de l’autre, lors des entretiens RH, elle s’engage auprès de salariés à en faire. La convention dit qu’un salarié effectuant les mêmes tâches dans un même emploi devrait être à la même classification que ses collègues quelle que soit son ancienneté. Les minimums garantis de salaires de la nouvelle convention (salaire de base brut X 13 mois) sont tellement bas qu’un changement de classification justifié ne peut pas être un frein à une évolution.

Pourquoi ne le fait-elle pas maintenant ? En procédant de cette manière, c’est une façon détournée d’impacter la future politique salariale 2024. De plus, comment peut-elle annoncer qu’elle va promouvoir des salariés ? Pourtant la convention est claire, les évolutions (ou rétrogradation) ne pourront se faire qu’en cas de changement d’emplois. Pour résumer, si aujourd’hui vous ne changez pas d’emploi vous ne pourrez pas prétendre à une promotion.

La direction tient comme discours que si vous postulez sur une offre d’emploi de cotation inférieure, elle vous rétrogradera. La CGT demande à la direction un clapet anti-retour qui en aucun cas ne permettrait un retour en arrière aux salariés en ce qui concerne la classification et le salaire.

Ne soyons pas résignés et battons nous collectivement pour le respect de nos droits et la reconnaissance du travail effectué.

TRAVAIL SEMAINE DE FERMETURE COLLECTIVE

La direction souhaite faire travailler des salariés pendant la fermeture collective sur la base du volontariat. Les jours concernés sont le 27, 28 et 29 décembre. Il faut savoir que ce n’est pas parce que vous vous êtes positionnés que vous serez retenus pour venir travailler. Nous alertons les nouveaux salariés qui n’ont pas acquis suffisamment de JRTT pour la fermeture collective, que nos accords sur le temps de travail précisent « que chaque salarié qui n’a pas assez de JRTT employeur pour une fermeture collective, bénéficieront néanmoins de ces jours offerts par l’’entreprise ».

Lors du CSE extraordinaire du 27 novembre, la direction nous a donné les modalités pour ces jours travaillés.

  • Les jours travaillés se feront sur des horaires de journée (8H-16H) avec maintien des primes d’équipe. La CGT a fait savoir que l’horaire proposé par la direction n’était pas légal car il n’est régit par aucun accord. Ne serait-ce pas mieux de faire du 6h-14h (mercredi et jeudi) et 6h-13h (le vendredi) afin d’avoir les après-midi en famille ? La direction ne se voit pas demander aux supports de venir en horaire d’équipe. Pourquoi la direction souhaite absolument que tout le monde fasse les mêmes horaires alors qu’aujourd’hui ce n’est pas le cas ? Nous constatons que les arguments de la direction ne tiennent pas la route. Au final la direction a accédé à notre demande en précisant que pour les personnes habituellement en journée feraient 6H-14H (mercredi, jeudi) et 6H-11H30 le vendredi conformément à l’accord d’ex-TSA sur les horaires atypiques conjoncturelles.
  • Maintien des primes d’équipe (2X8 et nuit) pour les personnes faisant habituellement ces horaires. Les salariés habituellement en horaire de journée percevront 20,60 par jour travaillé.
  • Les JRTT employeurs reportés deviendront des JRTT salariés à prendre au plus tard le 31 mars. Ouvrir le site pour quelques salariés ne va pas changer les choses, bien au contraire, car les JRTT reportés devront bien être pris à un autre moment et cela continuera de perturber la production.
  • Indemnités forfaitaire de 62,05 euros/ jour travaillé. Cette prime est une compensation financière car les heures effectuées cette semaine ne seront pas majorées en heures supplémentaires donc chaque personne qui viendra travailler, devra percevoir ce montant, donc aucun intérêt de faire des  heures supplémentaires.
  • Indemnité de repas de 20,20 euros/ jour travaillé,
  • Indemnités kilométriques selon le barème groupe en vigueur.
  • En ce qui concerne les 2 derniers points, il faudra que chaque salarié fasse une note de frais dans CONCUR car sinon la direction ne vous versera rien.

« Les meilleures choses qui arrivent dans le monde de l’entreprise ne sont pas le résultat du travail d’un seul homme, c’est le travail de toute une équipe » Steve Jobs

Contact CGT : Déléguée Syndicale Centrale:   Estelle LOISEL 06.08.15.24.74                  

Déléguée Syndicale : Nathalie CHOPIN 07.85.59.26.93 et Soazig JEAN-LOUIS 06.60.12.96.44

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